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Classic Moderne

Comprendre les partitions Linux


Comme c'est le cas avec une nouvelle installation de Windows, il faut réfléchir au partitionnement en amont.

Quelques notions relatives aux partitions Linux doivent être claires avant de procéder, à savoir qu'une installation Linux nécessite un minimum de deux partitions :

Une pour l'OS lui-même, représentée par "/" et désignée par le terme "root".

La seconde partition est destinée à la mémoire virtuelle (ou pages files), c'est la zone de "Swap".



- Quel système de fichiers doit-on choisir? -

A l'image de Windows, Linux a connu différents systèmes d'écriture au fil des ans.
Ubuntu a la capacité de lire et d'écrire sur les systèmes Windows mais ne s'installera pas dessus pour autant.

Les partitions FAT16, FAT32 et VFAT sont accessibles nativement en lecture/écriture, tandis qu'en NTFS, seule la lecture est native.
On peut toutefois activer l'écriture facilement.
Windows étant incapable de lire ou d'écrire sur les systèmes de fichiers Linux, il faudra transférer les fichiers depuis et vers un Windows virtuel à partir d'Ubuntu.

Outre les systèmes de fichiers propres à Windows que l'on connaît bien, il est possible d'en installer d'autres qui ne vous diront probablement rien, parmi lesquels Ext4.

Celui-ci est le plus adapté pour un PC fixe, il sera donc à l'honneur ici.
Le système de fichiers Ext2 et Ext3 sont dépassées pour la majeure partie.

Les systèmes ReiserFS, XFS et JFS ont tous un usage spécifique sur lequel on ne s'étendra pas.

Enfin, la zone de swap ne se destine qu'à la mémoire virtuelle et contrairement aux autres systèmes de fichiers, elle ne nécessite pas de point de montage.



- Qu'est-ce qu'un point de montage? -

Contrairement à Windows et DOS, Linux n'assigne pas de lettre à chaque disque/partition.
Il faut donc assigner un point de montage pour chacun d'entre eux.

Linux part d'une hiérarchie ramifiée, où root ( / ) est le point de montage primaire qui par défaut contient tous les autres.

Pour aller au plus simple, il suffit de penser "/" comme étant l'équivalent Linux de c:\, destination par défaut de tous les dossiers et fichiers Windows.

Prenons /home/mon_fichier, par exemple : on accéderait au dossier "mon_fichier" à partir du dossier parent "/home" situé dans le répertoire root ( / ).

Les points de montage sont des sous-répertoires, un peu comme c:\Documents and Settings\mon_fichier dirige vers un dossier appelé "mon_fichier" qui serait dans le dossier "Mes documents" sur le disque C: Plutôt simple n'est-ce pas ?

On en vient à une différence entre Linux et Windows.

Du fait de ses racines serveur, Linux se moque d'avoir un sous-dossier root sur une autre partition ou un autre disque dur.
En spécifiant des sous-dossiers comme point de montage pour les disques et partitions, Linux les détecte et ne les duplique pas sur le disque ou la partition root.

Prenons un exemple: les fichiers personnels se trouvent tous dans /home.
Si l'on veut ces fichiers sur une autre partition ou disque, on installerait un second disque ou créerait une autre partition pour ensuite paramétrer le point de montage vers /home.
La manœuvre peut être répétée pour n'importe quel sous-répertoire.
Lors de l'installation, Ubuntu propose de déterminer les points de montage suivants :

/boot (lanceur de démarrage et en-têtes du noyau),
/dev (périphériques et pilotes),
/home (fichiers personnels),
/opt (logiciels complémentaires),
/srv (services système)
/tmp (fichiers temporaires),
/usr (applications),
/usr/local (données accessibles à tout utilisateur),
/var (spools serveur et logs).


Pour un PC type, il n'y a aucune raison d'assigner à /dev, /opt, /srv, /tmp, /usr/local, et /var leur propre partition.
Dans l'hypothèse où l'on souhaite utiliser plusieurs systèmes d'exploitation sur plusieurs disques, il peut être utile de crée une partition pour /boot.
La création d'une partition pour /usr vaut la peine à condition d'avoir une idée assez précise de la place à allouer aux programmes, tandis qu'il devrait être obligatoire d'assigner /home à une autre partition ou mieux, sur un autre disque.
A minima, on peut se contenter de créer une partition root et une partition swap : /boot, /home, /usr et tous les autres seront alors sur root ( / ).

En mettant /home sur une autre partition ou un autre disque, on peut préserver la quasi-totalité de ses documents, musiques, vidéos, images, sauvegardes de jeux etc.
Au cas où une catastrophe arriverait au système de fichiers ou à la partition root.
C'est pourquoi en y mettant tous les fichiers que l'on mettrait par défaut dans le dossier /home, on s'épargne le temps d'en faire une sauvegarde pour une réinstallation, mise à jour ou encore un changement de distribution.

Maintenant que le schéma de partitionnement est clair et que l'on a saisi la ramification des répertoires, partitionnons le disque dur.

Pour cette installation, nous utilisons quatre partitions : boot, root ou racine, home et swap.

Etape 4 sur 7

Partie Création des partitions

Boot est la première partition à créer

Cette première partition servira pour l'installation du boot, on évitera pour l'instant de rentrer dans les détails.

Swap est la seconde partition à créer
A l'image de l'espace à allouer au fichier échange (page files) de Windows, on trouve des opinions très diverses quant à la taille du fichier swap.
Pour faire les choses simplement, le fichier swap sera égal à la quantité de RAM embarquée :
Pour 512 Mo de RAM, la partition devrait être de 512 Mo et ainsi de suite.
La partition sera primaire ou logique en fonction du nombre d'OS que l'on prévoit d'installer, sachant qu'un disque est limité à un maximum de quatre partitions primaires.
La zone de swap gagne généralement à être positionnée au début ou à la fin du disque, mais les performances dépendent beaucoup des caractéristiques du disque dur.
Là encore, on simplifiera en créant la zone swap en tête de disque.
Une fois que tous les champs sont renseignés à l'exception de » Point de montage « , cliquer sur OK.

Root ou racine ( / ) est la troisième partition à créer.
Choisir l'entrée "Espace libre" puis cliquer sur "Nouvelle partition".
Vue que la partition root contiendra tous les points de montage hormis /home, autant voir large.
Le minimum est de 4 Go, ce qui est suffisant si la plupart des programmes et activités sont en ligne.
En revanche, si l'on compte installer des applications en nombre/taille conséquents, il faudra allouer plus d'espace à "/" (à vous de voir combien).
On penchera pour 10 à 30 Go suivant l'espace total dont on dispose.
La position de "/" en tête ou bien en fin du disque n'ayant pas d'incidence réelle, on optera pour le début du disque afin de simplifier.
A l'inverse de Windows, les fichiers système d'Ubuntu peuvent être installés sur une partition logique : il faudra alors utiliser le "Ext3 journaling file system" pour cette partition.
Une fois les paramètres définis, cliquer sur OK.

Le dossier home (/home) est la dernière des partitions à créer.
Là encore, choisir l'entrée "Espace libre" puis cliquer sur "Nouvelle partition" .
/home étant l'espace de stockage des documents, musiques, vidéos, images et autres, autant lui allouer tout l'espace libre restant.
Une fois de plus, le dossier /home peut être placé en tête comme en fin de disque sans distinction.
La partition n'a pas nécessairement besoin d'être primaire, mais on recommandera avec insistance de placer /home sur une partition de ce type en utilisant » Ext3 journaling file system « .
Après cette étape, cliquer sur OK.
Il s'agit de la dernière étape avant d'effectuer les changements à la table de partition.
Maintenant que les partitions sont crées, cliquer sur Suivant pour continuer l'installation.

Étape 5 sur 7

Aucune difficulté ici,

mais il faut impérativement noter ou se souvenir ce que l'on saisit.
Sous le champ "nom" , un nom d'utilisateur va apparaître en fonction du nom saisi.
A ce stade, on peut changer le nom d'utilisateur si le choix par défaut ne convient pas.
Dans les deux cas, il ne faut surtout pas l'oublier. Le nom d'utilisateur et le mot de passe ont une utilité qui va bien au-delà de l'ouverture d'une session.

Les deux champs qui suivent concernent le mot de passe.
En cas de saisie de caractères non autorisés, une alerte signale qu'il faut en saisir un autre.
Si le mot de passe est considéré comme trop faible en termes de sécurité, une boite de dialogue s'ouvre pour suggérer un mot de passe plus sûr.
Il est possible de passer outre cette mise en garde si on le souhaite.

Le nom de l'ordinateur se renseigne après le mot de passe, étape importante au sein d'un réseau pour l'identifier ; à ce titre, mieux vaut changer le nom par défaut "nom d'utilisateur-desktop" par un terme plus précis.

Le dernier point de cette étape consiste à choisir entre une ouverture de session sécurisée avec login et mot de passe ou bien une arrivée en direct sur le bureau.
En toute logique, il est plus sûr de choisir la première option si l'ordinateur est accessible par plusieurs personnes ou bien s'il est dans un espace public.

A contrario, si l'on est le seul utilisateur et que personne d'autre n'a d'accès physique à la machine, mieux vaut cocher l'option "Log in automatique" pour gagner du temps.
Une fois le choix effectué, cliquez sur Suivant pour continuer.

Étape 6 sur 7

La sixième étape est l

a fonction » Migrer documents et réglages » qui peut s'avérer utile lorsque l'on a déjà un autre OS installé.
L'exécution de cet assistant est facultative.
Dans le cas d'une installation d'Ubuntu comme seul système d'exploitation, passer directement à l'étape 7 sur 7.

Si l'on a une installation active de Windows, on sera donc sollicité pour faire migrer fichiers et réglages des comptes Windows vers Ubuntu.
Chaque élément peut se valider au cas par cas, ou bien de façon globale en cochant la case à gauche du compte utilisateur désigné.
Pourvu que l'on ait tout sauvegardé au préalable (ce qui devrait déjà être fait à ce stade), on peut sauter cette étape sans valider quoi que ce soit.
Le transfert de Mes documents, Mes images et Ma musique s'est fait sans encombre.
L'arrière plan du bureau et l'image du compte utilisateur se sont bien transférés mais refusent de s'ouvrir.
Le fait le plus notable est la migration parfaite des favoris d'Internet Explorer vers Firefox, justifiant à elle seule l'intérêt de cette étape.

Étape 7 sur 7

La dernière page de l'installation est un simple résumé des options et réglages choisis jusqu'ici.

Un bouton "Avancé" amène les options du boot loader ainsi que les réglages pour un réseau proxy et la possibilité de s'inscrire à un sondage de popularité concernant les programmes.

Il faut veiller à ce que le boot loader soit installé sur le disque de démarrage et en principe, le réglage par défaut (hd0) indique déjà le premier disque dans la hiérarchie de démarrage.
Après avoir cliqué sur OK, il n'y a plus qu'à lancer la copie des fichiers vers le disque dur.
Suivant la configuration matérielle, la copie des fichiers peut être longue.

Une fois la barre de progression remplie, une boite de dialogue s'ouvre pour confirmer le redémarrage.

Après quelques instants, le CD devrait s'éjecter, il suffira de le retirer et d'appuyer sur Entrée pour continuer.





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